jeudi 28 avril 2011

Report : Festival des musiques actuelles, 2ème partie

Suite et fin du report.

Le groupe suivant est un groupe pop punk énergique et ensoleillé, au moins pour la première partie du set, car cela part littéralement en sucette à partir du moment où le chanteur-guitariste "switch" au micro avec l'autre guitariste avec une première tentative d'une reprise de Green Day, qu'ils ont dû recommencer suite à un problème. Et on se rend compte au bout d'un moment que le chanteur est en train de lire les paroles posées sur un pupitre, pas terrible, surtout que cela fait perdre l'énergie qu'ils avaient transmis. Dommage. Notons quand même la bonne performance de la bassiste qui apparaîtra pour plusieurs groupes.


En parlant d'énergie, quelque chose d'étonnant pour un festival rock, c'est que personne dans le public ne bougeait et tout le monde de rester planté sur sa position à écouter. Bizarre.

Le prochain groupe est un excellent compromis pop rock, pour la mélodie ; et le rock alternatif, pour le son drivé des guitares. Mais, mes surprises ne s'arrêtaient pas là. D'accord, en allant au festival, même si c'était indiqué sur l'affiche, je ne m'attendais pas à voir un groupe de metal. Mais, je vous le donne en mille, ils ont fait une superbe reprise de Snuff de Slipknot. Ok, ce n'est pas très metal, mais ça fait plaisir d'entendre un morceau qu'on connaît bien. Tout ça avec une chanteuse à la voix très aiguë qui passe très bien.


Après ça, on change complètement de registre avec un groupe un peu plus vieux (je vois pas d'autre mot) jouant une musique entre le jazz, le funk, le blues et le rock pour laquelle j'ai moins accroché. De toute manière, l'heure était venue pour moi de partir. A 19h30, je quitte donc la salle des fêtes. Cette année, l'atmosphère n'était pas aussi bonne que l'année dernière, mais cela restait tout de même un bon moment. Avis aux amateurs de rock.


P.S. : Désolé pour la qualité parfois médiocre des photos.

mardi 26 avril 2011

Report : Festival des musiques actuelles, 1ère partie

16h40 : je pars pour la salle des fêtes. Je me dis durant le trajet que le temps passe trop vite, car le festival annonce le retour du beau temps et bientôt la fin de l'année. Enfin bref, j'arrive très en avance en apprenant que les groupe ne démarrent qu'à 17h30.
Le festival des musiques actuelles est un festival organisé entre autre par les professeurs de musiques actuelles du Conservatoire dans lequel des groupes venant de Chassieu, de Genas, de Meyzieu et de Décines se produisent pour le plaisir de nos oreilles.

La scène

A 17h30, donc, on commence en fanfare avec un groupe de hard rock/rock alternatif venant de Genas (pour la totalité de l'article je ne connais pas les noms des groupes). Ils envoient un set énergique et brut.

Notons qu'entre chaque groupe, on a pu écouter un intermède électro que je n'ai pas trouvé terrible, pas très inspiré et à la limite de l'ennui. Désolé, à la base, j'aime bien la musique électronique, mais là je n'accroche pas.


Le groupe suivant était très orienté pop rock et plutôt pas mal. Je me souviens encore de la voix de la chanteuse et des excellentes reprises de U2 et Evanescence (même si pour ce dernier, il manquait quelques backs vocaux, Evanescence étant orienté assez metal).

mercredi 20 avril 2011

L'instant metal du 22 mars, 2ème partie

Suite et fin de l'after metalcore.

Pour continuer, on s'est attardé sur un mélange metalcore mélodique/thrash metal. Plus d'infos ici, ici et . Initialement, le morceau à écouter était Waking The Demon de Bullet For My Valentine, extrait de l'album Scream Aim Fire, mais à cause de soucis de lecture, on a entendu le titre homonyme de l'album...beaucoup moins violent...

Pochette de Scream Aim Fire

Alors, attention pour la suite, on entre dans le compliqué puisque j'ai tenté d'aborder le mélange metalcore/groove metal, ce dernier étant le plus compliqué à expliquer à cause du temps et du fait que je ne l'ai pas encore forcément bien compris, mais je vais essayer. Le groove metal est dérivé du thrash metal. Il est essentiellement rythmique (= gros riffs) et ne repose pas beaucoup sur la guitare lead, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de solos. Les rythmes sont syncopés, mais pas de la même façon que le metalcore mélodique. Il y a aussi beaucoup de variations que ça soit au niveau du tempo ou de la tonalité (autrement dit, la gamme utilisée pour construire le morceau). Gardez en tête que toutes ces caractéristiques ne sont pas systématiques. Pour (essayer) d'illustrer tout ce charabia, on a écouté Resurrection de Chimaira (ça doit faire la troisième fois que je parle de ce groupe tout au long de mes interventions) tiré de l'album du même nom (que le morceau, on est d'accord).

Pochette de Resurrection

Genre que je connais un peu moins, le deathcore, lui, est beaucoup plus violent et, comme son nom l'indique c'est un mélange de death metal et de metalcore. On remarque l'utilisation des pig squeals (traduction : cris de cochon !!!) qu'ils soient graves ou aigus. N'ayant que ça à portée de main, le morceau écouté est Requiem For Sanity de Netfastcore, un groupe toulousain indépendant. J'ai trouvé le morceau sur un CD promotionnel dans un magazine de rock qui semble pas mal orienté "musique de petits groupes".

Pochette de Chronics Of A Dying World, EP contenant le morceau écouté

mardi 12 avril 2011

Palette musique - Première partie

PALETTE MUSIQUE est une toute nouvelle rubrique, un retour en son et en images sur les échanges autour de la musique entre bibliothécaires du réseau de la Médiathèque départementale du Rhône.
Ce premier rendez-vous s'est déroulé jeudi 31 mars sur le site de Limas et les présents se sont déplacés en compagnie de quelques CD, autant de titres à offrir en partage et en écoute.
Je vous livre ici sur le blog un compte-rendu de cette rencontre car la médiathèque de Chassieu fait elle-même partie du réseau départemental. A ce titre, nous espérons que nous participerons ainsi à un partage des ressources.

Il ne m'a pas toujours été possible d'illustrer cette playlist à l'aide de vidéos, en particulier pour les morceaux classiques. Cependant, je livre ici les références et les pochettes de disques, toutes informations utiles pour d'ores et déjà réserver sur le site de la médiathèque du Rhône ces disques inédits pour les uns ou redécouvertes pour les autres.


En nous faisant découvrir Mokaiesh (qui signe également Cyril Mokaiesh), Joëlle de la médiathèque de Tarare a pris le parti d'un rock français intégrant l'héritage de Léo Ferré, d'un rock attaché au texte, aux mots cinglants des écorchés vifs. Si un premier contact convoque les glorieux aînés, une écoute plus attentive révèle toute l'énergie et l'inspiration de cet artiste à découvrir sans tarder et qui risque de se tailler rapidement une place de choix parmi les meilleurs artistes de la scène française.




Titre écouté : "Va savoir" de l'album Mokaiesch (2008)




un autre titre, "comme elle est belle", pour apprécier ce clip en noir et blanc, recourant amplement à technique de la pixilation :



et enfin, quelques références web supplémentaires :
http://www.cyrilmokaiesh.com/
http://www.myspace.com/mokaiesh

Avec les années 2000, le public a assisté au retour en force de la musique folk. Nombreux aux Etats-Unis, des groupes talentueux ont également émergé en France, revendiquant un goût prononcé pour le répertoire le plus traditionnel (folk et blues), une utilisation exclusive d'instruments acoustiques et une culture musicale américaine totalement assumée.
Le groupe Moriarty présenté par Anne, de la médiathèque de Châtillon d'Azergues, est l'un de ceux qui ont rencontré le plus grand succès public en France, grâce à un premier album mémorable intitulé "Gee whiz but this is a lonesome town" (2008) et au rythme effréné de concerts parait-il qui lui fit suite. Leur second et très attendu album, "The missing room", totalement autoproduit et hors des circuits commerciaux classiques, est sorti le mois dernier.


Soulignons pour finir que Moriarty est un groupe franco-américain, qualité bien utile quand il s'agit très tôt de goûter l'air des grands espaces de l'Americana. Mais place au morceau "Jimmy" proposé en écoute par Anne :





et pour d'autres aventures web :
http://www.myspace.com/moriartylands


On monte d'un ton et de quelques décibels avec Marie-Pierre de la bibliothèque de Chazay d'Azergues qui a choisi de revenir sur un album phare de la pop musique américaine datant de 2009 : "21st century break down" du groupe californien Green Day.


Green Day, ce sont un peu les U2 de la génération Grunge. Formé en 1988, le groupe rencontre en effet un succès planétaire avec l'album "Dookie" dès 1994. Le groupe s'oriente au tournant du siècle vers la composition de concept-albums revendicatifs et critiques à l'égard des dérives de la société américaine et de ses gouvernants. On se souvient notamment d'"American idiot", encore un énorme succès.
Marie-Pierre nous explique que l'album "21st century breakdown" s'inscrit dans cette continuité, tout en épousant la forme de plus en plus narrative et théâtrale de l'opéra rock. Le morceau présenté à l'écoute, et qui donne son titre à l'album, en est la parfaite illustration : thèmes multiples , mélodies alternant entre un son punk, l'horizon original du groupe, et des mélodies plus glam. De l'avis des critiques, ce disque est une authentique réussite, un trait d'union assumé entre les teenagers contemporains et "Tommy" des Who ou bien "A night at the opera" de Queen. L'album nous fournit la preuve que Green Day possède cette capacité rare des groupes planétaires à se renouveler. Cette attirance théâtrale a été confirmée récemment par l'investissement de Green Day dans l'adaptation et une mise en scène de "21st century breakdown" à Broadway.




Même si nous rompons franchement avec l'univers musical de Green Day, nous terminons cette première partie par un disque théâtral et grandiose, complétement influencé en son temps par la pop culture : la Messe de Léonard Bernstein, présentée par Jacques, bénévole à la bibliothèque de Limas.
Cette œuvre, crée en 1971 à Washington, a été conçue comme une œuvre d'art totale, un immense assemblage de musiques empruntant à tous les répertoires, classique, contemporain, blues, rock, gospel, swing, latino, grégorien, klezmer, un melting pot américain transposé dans le monde du créateur de West side story.
Certes, cette composition épouse la forme liturgique de la messe et ses différentes parties mais elle s'en éloigne aussi, en célébrant davantage l'idéal démocratique américain (elle est dédiée à JF Kennedy), une certaine idée de la culture à l'heure où, lors de sa présentation, l'US Air force bombardait encore le Vietnam.
Voici donc une création d'anthologie ancrée dans le dernier tiers du XXème siècle, une œuvre multiple et monstrueuse, un casse-tête de mise en scène musicale très certainement pour les directeurs d'orchestre.
La version présentée par Jacques est parue chez Harmonia Mundi en 2004 et interprétée sous la direction de Kent Nagano.


titres écoutés :
Devotions before Mass: Antiphon: Kyrie eleison (Pre-recorded Tape No. 1)
Devotions before Mass: Hymn and Psalm: ‘A Simple Song’
Devotions before Mass: Responsory: Alleluia (Pre-recorded Tape No. 2)


Et cette interprétation filmée :



Suite et fin de notre rubrique dans quelques jours ...

vendredi 8 avril 2011

mercredi 6 avril 2011

PJ Harvey à la Maroquinerie...

... Merci arte live web!
Pour ceux qui en doutaient ou ceux qui ne connaissaient pas, voici un excellent site plein de bonnes surprises, de concerts et de spectacles.
Et pour vous en assurer, moment de grâce et d'énergie avec le concert de l'Anglaise :


Et en plus ils sont partageurs! Le lien :
http://liveweb.arte.tv/

lundi 4 avril 2011

L'Instant metal du 22 mars, 1ère partie

Pour cette séance, j'ai pu faire honneur à un genre qui n'est autre que mon préféré : le Metalcore.

Subtil mélange de metal et de punk hardcore, la première chose qu'on remarque quand on l'écoute et qu'on le compare aux autres styles est ce son de guitare si particulier, très rond, très enrobé. Étant donné la variété des groupes, la séance a porté uniquement sur le metalcore.

Le premier "type" de metalcore est celui plutôt orienté vers ses origines punk hardcore. C'est-à-dire qu'on prend les caractéristiques principales de ce dernier (à savoir son énergie, sa rapidité et ses valeurs) et qu'on y ajoute certains éléments tels que l'apparition de la double grosse caisse à la batterie, des vocaux plus agressifs et plus hurlés et des guitares accordées souvent plus bas ayant le son si particulier décrit plus haut. Pour illustrer tout ça, on a écouté Defeatist de Hatebreed tiré de l'album Supremacy bientôt dans les bacs de la médiathèque et qui n'a pas plu à tout le monde... je vous laisse seuls juges. Et si vous aimez bien, retenez en mémoire la pochette ci-dessous si vous ne savez plus quoi emprunter côté CD.

Pochette de Supremacy

Deuxièmement, on est passé au metalcore mélodique, dérivé du gros Hardcore américain et du Death mélodique suédois. Un style qui se calme quelque peu mais qui n'en reste pas moins efficace et qui se caractérise souvent par des riffs syncopés (très "tac tac tac"... je sais, le terme est étrange). Le morceau écouté est donc Break The Silence des pionniers Killswitch Engage extrait de l'album As Daylight Dies, morceau choisi au hasard parmi ceux que j'ai trouvé les plus représentatifs de l'album et qui est mieux passé que Defeatist... Non mais, franchement. Un gars qui crie plus fort que Jamey Jasta de Hatebreed et qui passe mieux, c'est quand même étrange !

Killswitch Engage

vendredi 1 avril 2011

Bande Son du 22 mars 2011, 2ème partie

Suite de l'After et retour à la pop, mâtinée de hip-hop ou l'inverse : The Streets et leur dernier album Computers and blues.

Dernier album dans tous les sens du terme car après 5 disques, Mike Skinner, le seul maître à bord a décidé de tourner la page définitivement. The Streets, c'est avant tout Mike Skinner donc, jeune blanc-bec britannique au très fort accent cockney (accent issu de la classe ouvrière londonienne, reconnaissable entre mille), au polo Fred Perry col relevé, originaire de Birmingham, bref, pur produit anglais. Il propose un hip-hop "pixelisé", avec des productions pleines de sonorités d'horizons divers. Relevons arbitrairement, le grime efficace (rap-électro très british) du titre ABC.

Toujours dans le cockney, Beady eye Different gear, still speeding.

Les frères Gallagher reviennent... enfin un seul... mais avec les autres quand même... enfin c'est compliqué! Un album très Beatles, très Lennon, bien fait, propre, agréable. Mais pas très inventif tout de même.

Direction la Nouvelle-Zélande avec The Phoenix foundation, Buffalo.

La Nouvelle-Zélande est une grande pourvoyeuse de groupes de pop qui ne résistent pas forcément à la traversée et à la durée. Une pop psychédélique et calme, on pense à Pink floyd.

Le meilleur titre d'album de la soirée : Hardcore will never die but you will des Ecossais de Mogwai.
Maîtres du post-rock, ils ont réussi à créer le lien entre la pop et la musique progressive. Leurs albums sont composés de morceaux instrumentaux avec des structures pour une musique planante. Ils se sont fait remarqués pour avoir signé la BO du méconnu et pourtant merveilleux documentaire Zidane, un portrait du 21ème siècle.

Pascale nous a parlé du site numeridanse.tv.

Il s'agit là d'une "base de données audiovisuelles numériques relatives à l’univers de la danse". On peut y voir des extraits de ballets filmés dans des lieux prestigieux : -Maison de la danse de Lyon, -Montpellier, -Rennes, ...
On peut choisir le spectacle complet ou quelques extraits. Le site est très fourni et très bien construit. Une banque de données à aller fouiller, riche et complète. L'adresse précise : http://www.numeridanse.tv/

Pour terminer, un petit détour par la musique du monde avec le duo associant Abdoulaye Traoré et Mohamed Diaby sur l'album Debademba.

Traoré est burkinabé et griot. Diaby est ivoirien et guitariste. Cet album est une belle rencontre, rencontre entre la musique traditionnelle, la musique peule, la tradition éthiopienne, le blues, ... Un vrai travail à été fait entre la voix et la guitare.

L'occasion de parler du magazine gratuit Mondomix. Une vraie mine pour partir à la découverte des sons de la planète (de Traoré et Diaby aux rappeurs britanniques), le magazine aborde tous les métissages musicaux. Le site internet est également une excellente source : http://www.mondomix.com/

Enfin, et nous nous sommes quittés sur ce disque, Mistico Mediterraneo.

Ce projet rassemble Paolo Fresu, trompettiste d'origine sarde, très influencé par le jeu à l'économie de Miles Davis, ou encore Chet Baker ; le groupe A Filetta Corsican Voices et le joueur de bandonéon Daniela di Bonaventura. L'ensemble donne une musique étonnante, la rencontre entre le jazz et les traditions musicales méditerranéennes.

Merci à tous les participants, prochaine Bande-Son prévue pour le mardi 10 mai 2011. A bientôt.