dimanche 26 septembre 2010

Bande-Son du 14 septembre 2010, deuxième

Suite et fin de la Bande-Son avec un virage plus rock (quoique) et classique.

-Le 7 ème album de The Black keys, "Brothers". On passe d'un rock assez sombre à une soul plus débridée, une belle réussite.


-The National avec "High violet", la voix virile et envoutante de Matt Berninger n'a pas laissé de marbre l'auditoire, pas seulement féminin.

-Hole "Nobody's daughter", non Courtney Love ne fait pas que la une de Voici!

-Rolling Stones, avec la réédition du mythique "Exile on main street", peut-être le meilleur album du groupe, plus blues que jamais.


-Un album conceptuel et historique, "My life in the bush of ghosts" de Brian Eno et David Byrne. Un vieil album marquant, ancêtre de la musique techno.


Laissant le rock, nous nous sommes intéressés aux nouveautés en musique classique.

-Tout d'abord, un coup de cœur avec "Via Crucis" de l'Arpeggiata. Cet ensemble est actif dans les musiques du XVII et du XVIIIème siècle, la musique de cour et aussi le répertoire populaire italien. Beaucoup de luths et de guitares espagnoles.


-Samuel Scheidt, "Sacrae cantiones". Des motets du XVI et XVIIème, musique pour la voix dans laquelle plusieurs voix s'entrecroisent pour créer une mélodie. Scheidt est un musicien allemand qui écrit de la musique religieuse, il met en musique des épisodes de l'évangile.

-Haendel, "Duets" par The English Concert Harry Bicket. Air d'opéra d'Haendel chanté par 2 voix féminines.


-"Mazurkas" de Chopin par Jean-Marc Luisada. Un enregistrement qui fera date selon la presse spécialisée. Luisada est un grand interprète qui fait référence.
Au passage, signalons que tout au long de l'année, des animations sont prévues autour de Chopin et Schumann à la médiathèque et au conservatoire.



-Gershwin by Grafé "Original orchestrations"

-Stravinsky "Le Rossignol", en écho à la programmation de l'opéra de Lyon.



-Engelbert Humperdinck "Hansel & Gretel", voir le billet de Picou sur le sujet. Un opéra facile, court, idéal pour faire découvrir le genre aux enfants.

Pour finir quelques informations:
Fin septembre, exposition sur le blues à la médiathèque, avec dès ce week-end, samedi 25 septembre, le concert de C'music Live à l'Espace image et son.

Le prochain rendez-vous : la Bande-Annonce, le 5 octobre, une nouvelle animation autour du cinéma. Pour parler de l'actualité, voir les Bandes annonces, partager nos coups de cœur et les vôtres.

Et pour terminer cette riche soirée, tout le monde s'est essayé à la grande nouveauté de ce mois de septembre, la Wii et surtout le célèbre jeu Guitar Hero pour lequel, il faut le reconnaître, certains ne sont pas manchot!

Bonne écoute à tous et à très bientôt.

mercredi 22 septembre 2010

Quand des auteurs font de la musique !!!!!!

A ne pas rater !!!!!

Wood bee band se produira à la salle Pierre Poivre, (juste à coté de la Médiathèque), le samedi 25 septembre à 10h...

Vous ne les connaissez pas !!!!! Pourtant, il y a une tête parmi les musiciens qui vous ne sera pas inconnue... si !!! si !!!!

Jean Claverie, l'auteur-illustrateur de Little lou et Little lou : la route du sud, mais aussi l'illustrateur de Barbe bleue, du Petit chaperon rouge, des Trois petits cochons... et bien d'autres choses...



En plus, vous pourrez le retrouver, à la Médiathèque, en dédicace, le mardi 12 octobre à 17h

samedi 18 septembre 2010

Les journées européennes du patrimoine


Dimanche 19 septembre à partir de 14h, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, l'auditorium de Lyon vous propose des promenades musicales à différentes heures et dans différents lieux de Lyon et de ses environs. Il y en a pour tous les goûts :
  • Fort Saint-Jean (Lyon 1er) 14h30 et 15h30 : Ensemble à vents et cors - Programme dédié à Mozart et à Guimet, célèbre industriel lyonnais du XIXe siècle, dans la magnifique forteresse dominant la Saône.
  • Hôtel de ville (Lyon 1er) 14h : Quatuor de violoncelles - Musiques populaires... de la cour de Versailles... aux mélodies des hauts plateaux du Kenya.
  • Hôtel de ville (Lyon 1er) 16h45 : Ensemble à vents - Programme Mozart et Guimet
  • LCL (Lyon 2e) 15h30 et 16h30 : Quatuor de violoncelles - Au siège du LCL, ouvert spécialement pour les Journées Européennes du Patrimoine, deux concerts de musiques populaires... de la cour de Versailles... aux mélodies des hauts plateaux du Kenya.
  • Fort de la Motte (Lyon 7e) 14h30, 15h30 et 16h30 : Quintette à vent - Programme autour de Hector Berlioz, enfant du pays, mais aussi Georges Bizet, Jacques Ibert et Scott Joplin.
  • Berges du Rhône (Lyon 3e) 14h30, 15h30 et 16h30 : Ensemble de cuivres et percussions de l'ONL - Extraits de Porgy and Bess de George Gershwin.
  • Fort de Feyzin 15h et 16h : Grand Ensemble à cordes - Deux concerts consacrés à Stravinski, Dvorak et Mozart.
  • Fort du Paillet à Dardilly 15h et 16h : Quatuor à cordes et percussions - Oeuvres de Piazzolla, Vivaldi, Brahms, Bach... et Gershwin.
Et pour finir en beauté il y aura un concert symphonique à l'auditorium à 18h30, sous la direction de Jun Märkl. Les places sont gratuites et à retirer dès maintenant à l'Auditorium de Lyon.

mercredi 15 septembre 2010

Bande-Son du 14 septembre 2010

Notre club d'écoute musical reprend ses quartiers entre les murs de l'espace image et son. Plein d'infos et de musique pour cette première Bande-Son de la saison. Nouveauté cette année, Julien présentera l'Instant métal, chronique de son cru dans laquelle il nous présentera un peu mieux ce genre méconnu : le métal extrême! Vous pouvez écouter la bande originale de cette nouvelle Bande-Son sur le lecteur Deezer en haut à droite du blog.

La séance a commencé en douceur avec l'album Pop in swing de Pink turtle, reprise jazz de standards pop et rock emmené par Christian.

On a de suite embrayé avec le très attendu Instant métal, présenté par Julien:

Pour cette première, Julien a commencé par les origines du métal extrême : le trash métal, un métal pas si extrême. Originaire des USA, le trash s'est aussi développé en Allemagne, et même au Brésil (Julien nous en parlera plus tard). Il nous a présenté les 4 groupes les plus emblématiques du genre, les big four of trash:
Extrait de leur album "Kill 'em all" (1983) Seek and destroy, considéré comme l'hymne de Metallica

Die dead enough extrait de "The system has failed" (2004). Rappelons que le chanteur de Megadeth est l'ancien guitariste de Metallica, viré pour désaccord... stupéfiant!
"Among the living", un album de 1987, nous avons écouté Indians.
Le groupe le plus trash et le plus polémique de la sélection, avec Flesh storm (2006) extrait de "Christ illusion". Folklore antéchrist (cf la pochette d'album), Slayer est d'ailleurs le seul des big four à avoir le parental advisory, exception faite d'un album de Metallica.

Voilà pour les racines du métal extrême. Pierre-Yves nous a rappelé que le film Sailor et Lula de David Lynch en 1990 a popularisé le trash métal. Le premier morceau historique de trash métal serait Stone cold crazy de Queen en 1974.

Pour terminer, Julien nous a joué un morceau de Chimaira The Venum Inside, extrait de l'album "The infection" (2009).
Prochain rendez-vous, le death métal et le black métal, un genre bien plus... "sanguinaire", on en salive d'avance!

Après l'instant des métalleux, un instant plus onirique, Christian nous a présenté Egberto Gismonti, un artiste qu'il nous avait déjà fait découvrir lors de la dernière Bande-Son.

Ensuite Pierre-Yves nous a présenté une longue liste de nouveautés en trois temps : électro-pop, pop-rock et classique.

-Commençons avec les légers Here we go magic et Collector extrait de leur album "Pigeons".



Un bon songwriter pour une musique peu nourrie.

-Les Parisiens de 1973 chantent en anglais une pop proche des Beattles.

Leur album, "Bye bye cellphone", n'est pas sans nous rappeler le groupe Air.

-Le groupe allemand Lali Puna, élève de Notwist et leur album "Our inventions". Une musique sombre, limite psychédélique par moment. Le groupe est très présent sur scène, ils ont d'ailleurs fait une prestation remarquée lors du dernier festival des Nuits sonores à Lyon. un joli clip pour illustrer, pas sûr que ce soit l'officiel.



-L'excellent LCD Soundsystem et son dernier album "This is happening". LCD Soundsystem est une sorte de Brian Eno des années 2000. On sent les références à Talking Head, David Bowie et aux années 80.

-Les Chemical brothers et leur petit dernier, "Further". La même recette, des morceaux de 9 à 10 minutes, non formatés, des boucles percutantes et planantes, bourrées de références. Les "frères chimiques" ont une grande culture de la techno industriel et ne s'en cachent pas.

-La Berlinoise Ellen Alien et son album sorti en mai "Dust".

-Enfin, la Française Claire Diterzi nous a tous un peu secoués, du moins bousculés dans nos certitudes avec son surprenant album "Rosa la rouge".

Cette artiste, proche de l'art plastique, délivre un concept album spectaculaire. Elle a choisi la figure de Rosa Luxemburg comme modèle absolu de la révolutionnaire. La chanteuse et musicienne cherche en quoi l'art peut révolutionner la vie, comment faire pour "toucher la masse", titre d'un morceau étonnant de l'album. La démarche de Claire Diterzi est assez intellectuelle : comment, avec tout son bagage et son arsenal artistique, peut-elle faire passer une once de conscience sociale.

C'est tout pour cette première partie. La suite très prochainement.

mardi 14 septembre 2010

Jim Jarmush - The limits of control

Retour sur la dernière œuvre du cinéaste new-yorkais, film réalisé en 2009, sorti sur les écrans français cette année et acquis tout récemment par la médiathèque.
Dès les premières images, on est frappé par le formalisme imprégnant le film. Jim Jarmush nous surprend par la composition de ces plans, très géométriques, usant des lignes de fuite et des constructions savantes que nous donnent à voir les paysages modernes. Cette esthétique, parfois à la limite de l'excès de classicisme, fait référence au parcours du réalisateur, celui d'un homme maîtrisant le langage cinématographique, un fin connaisseur de l'histoire du cinéma dans laquelle il puise sans relâche, armé d'une érudition assumée.

Souvent associé à une certaine idée de l'avant-garde, Jim Jarmush semble peu à peu maîtriser son style, au point de l'épurer tout en le poussant au raffinement, comme un peintre japonais ou un maître zen, modèle qu'il adopte souvent pour ces personnages (dans le présent film ou dans Ghost dog). Cette quête du style est une façon de coller à l'époque et habille également ses personnages. De ce point de vue, The limits of control est comme un voyage en classe affaire : le héros s'habille d'un costume qui opère comme une seconde peau, l'habit faisant le moine-guerrier zen, les femmes sont tendance et très sexuées ; ce sont elles qui assument la part de désir érotique quand l'homme est chargé de donner la mort ...

A mon sens, cet arrière-plan constitue la trame essentielle du film, davantage que l'intrigue de thriller aussi épaisse que du papier à cigarette : un homme est chargé de remplir un contrat et d'abattre un autre homme dans un coin perdu de l'Espagne. Pour remplir sa mission, cet homme rencontre des complices lui proposant de combler les énigmes de sa mission par des indices illisibles ou surréalistes, le plus souvent absurdes, accessoires et décalés. Là encore, c'est davantage la forme scénaristique qui prime sur le fond : Jarmush utilise les clichés du film policier comme un peintre les couleurs de sa palette. Il donne ainsi la possibilité à son personnage d'exister et de vivre une aventure, d'entrer dans une narration et une fiction. Certes, on retrouve là, outre Isaac de Bankolé, un acteur habitué de l'univers du cinéaste, les ingrédients reconnaissable de l'expérience jarmushienne : la quête d'expérience du monde, l'errance, une bonne dose d'humour décalé, une certaine économie de dialogue, une belle bande-son.



Disons-le tout de suite, ce film n'est pas le chef d'œuvre de Jim Jarmush. On pourrait même le classer parmi les films modestes du réalisateur, de ceux qui fonctionnent comme une pause ou plutôt comme des esquisses annonçant de futures audaces. Mais il m'a semblé que le réalisateur a inauguré ici un rapprochement d'avec le cinéma d'Antonioni, non seulement par la composition de certains plans évoquant ceux de "Désert rouge", mais par une méditation offerte sur le cinéma comme art. Pour la première fois, Jarmush fait entrer de la peinture dans son cinéma, filme dans un musée fréquenté par son personnage principal à la manière d'un recueillement sans cesse renouvelé, en situation de lecture de sa propre fiction à travers les modèles proposées par la peinture. Notre relation à l'art nous permet de puiser dans un répertoire infini pour nourrir notre subjectivité et faire du réel une expérience unique. Tels me semble l'ambition de "Limits of control" : clamer haut et fort notre liberté de circuler dans nos vies et jouer sans cesse notre histoire au gré de notre imagination.

mercredi 8 septembre 2010

Atmosphere, To All My Friends

"Oh non! Encore du rap?!"
Oui, mais non, cette fois rien à voir, c'est Atmosphere alors c'est complètement différent!
Un nouvel EP vient de sortir et on est dans le haut du panier du rap indépendant (au passage, Lil Wayne ne soutient pas la comparaison devant le professionnalisme et le talent de Slug, le mc, et d'Ant, le producteur).

Avec To All My Friends Atmosphere continue d'explorer à son rythme différents sentiers musicaux sans oublier ses racines hip-hop. A l'écoute (toute récente) de ces nouveaux morceaux, le plaisir et l'émotion de Slug sont intacts et le groupe nous surprend toujours autant dans ses prises de risque payantes. Le tout sans jamais succomber aux sirènes du commercial rap qui guette pourtant le moindre de leur faux pas. Cet album annonce un virage rock, qui était déjà bien engagé. Les deux larrons de Minneapolis laissent de plus en plus la place aux musiciens dans leur composition.

Le premier morceau extrait de ce 12 titres : Until the Nipples gone. Pas de clip encore, pas sûr qu'il y en ait un.



La quasi-totalité de la discographie d'Atmosphere est disponible sur Deezer, un vrai bon groupe à aller découvrir.